Structure de la Coordination

L’ensemble de la structure de coordination humanitaire (clusters, inter-cluster, HCT, Forum d’information humanitaire, réunion ONG) a été progressivement réactivée en Côte d’Ivoire à partir de janvier 2011 au niveau national et régional, principalement à l’ouest du pays, la zone qui demeure la plus affectée par la crise postélectorale.

Onze clusters ont été mis en place au niveau national : Abris/NFI, WASH, Education, Logistique, Nutrition, Protection (avec 2 sous-clusters : protection de l’enfance, VBG), Santé, Sécurité Alimentaire, Relèvement Précoce, CCCM et Télécommunication d’urgence.

A  l’ouest, zone prioritaire d’interventions humanitaires, les réunions des clusters ont eu lieu dans tous les secteurs. Des réunions de coordination générale regroupant les acteurs humanitaires autour de l’autorité régionale se tenaient une fois par mois à Man, Guiglo, Duekoué, Danané et Toulepleu. Il en a été de même à Abidjan où, au plan stratégique,  l’Equipe Humanitaire Pays (EHP/HCT) s’est régulièrement réunie sous le leadership du Coordonnateur Humanitaire. Au plan opérationnel et sous la facilitation d’OCHA, l’Inter-Cluster a tenu ses réunions regroupant les Coordonnateurs de cluster. D’autres cadres d’échange et d’information ont été également maintenus sur des thématiques spécifiques: Forum Humanitaire et ONG.

L’inter-cluster ou ICCM, représentait la plateforme d’échange d’information et de planification entre les différents chefs de file des Clusters, avec un accent particulier sur le suivi des processus de planification conjointe, comme le Processus d’Appel Consolidé (CAP). L’équipe pays humanitaire, ou HCT, représentait le cadre de coordination et d’orientation stratégique humanitaire en Côte d’Ivoire. Ce forum était présidé par le Coordonnateur Humanitaire, et regroupait les différents chefs d’agences humanitaires ainsi que des représentants de la communauté des ONG.

Dans cette phase de transition, la coordination avec les autorités s’est renforcée en 2012 de manière à mieux intégrer la stratégie humanitaire avec le Plan National de Développement du Gouvernement et les programmes des acteurs de développement de sorte à ne pas occulter les besoins humanitaires résiduels. L’objectif à terme étant de transférer la responsabilité de la coordination au Gouvernement.

Cadre et structures de coordination en 2013 :

La structure de coordination en 2013 a été considérablement modifiée au regard de l’amélioration relative de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays et, de la stabilisation sociopolitique graduelle. Au cours du dernier trimestre de 2012, le processus de désactivation a commencé. Les Agences leads des différents clusters ont entamé le transfert des responsabilités et compétences de coordination sectorielle aux services techniques de l’Etat. Ainsi, au 31 décembre 2102, les Clusters Télécommunication d’urgence, Relèvement Précoce, CCCM, Logistique, Protection, Abris/NFI, Nutrition ont été désactivés. D’autres clusters ont poursuivi leurs activités jusqu’au 31 mars et 30 juin 2013 : ce sont Sécurité alimentaire et Education. Bien qu’étant depuis le début de l’année sous la responsabilité du Ministère de la Santé et de la lutte contre le sida, la lettre de désactivation de ce cluster par l’OMS est toujours attendu. Quant au cluster WASH, le Gouvernement n’a pas encore décidé lequel de ses services techniques prendra le lead car 3 ministères sont concernés par ce secteur.

Le système de coordination sectorielle est donc désormais maintenu à travers les groupes sectoriels (niveau central et régional), dont la coordination est transférée aux Ministères compétents ou maintenus au minimum par l’agence chef de file Cluster sortant, en fonction des besoins. Sur le terrain à l’ouest, la coordination humanitaire générale est progressivement reprise par le Gouvernement à travers le système préfectoral.

A Abidjan, le HCT à fait place au Comité de Coordination Elargi (CCE) à partir du 17 juillet 2013, co-présidé par le Gouvernement (Ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant) et le Coordonnateur Résident, avec une participation plus large d’acteurs afin d’assurer la participation des partenaires qui interviennent en phase de transition : le Gouvernement (ministères techniques), les agences SNU, les ONGs et la communauté des bailleurs de fonds.

A l’ouest, le CCER vient remplacer le HRT (Humanitarian Regional Team).

Le schéma de coordination en 2013 s’inscrit d’avantage dans le système d’UNCT (United Nations Country Team/Equipe Pays des Nations Unies), des effets du Plan Cadre des Nations Unies pour le Développement (UNDAF) et du Programme National de Développement (PND).

La Réunion ONG assure une interaction continue entre ONG Internationales, Nationales et OCHA pour un maintien d’échange d’information et en tant que plateforme de plaidoyer.