La responsable de l'action humanitaire de l'ONU : 2011 est une annéé d'opportunité pour la RDC

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(Kinshasa / New York / Genève, le 11 mars 2011): La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d'urgence, Valerie Amos, a terminé sa visite de deux jours en République démocratique du Congo (RDC).

«La situation humanitaire en RDC reste très préoccupante», a-t-elle dit. «Les besoins sont immenses et les personnes sont vulnérables, avec un manque sérieux de protection à l'est et au nord du pays. Ceci a causé la souffrance à grande échelle pour des millions de personnes». Mme Amos a également reconnu les améliorations enregistrées dans plusieurs zones pendant les dernières années, notamment dans la Province de l'Equateur, au nord-ouest du pays. «Des centaines de milliers de personnes ont été capables de retourner dans leurs milieux d'origine ces dernières années grâce à l'amélioration de la situation sécuritaire», a-t-elle dit, «mais le nombre de personnes déplacées en RDC reste parmi les plus élevés dans le monde».

Mme Amos a visité deux zones du pays très affectées par le conflit et la violence : la Province du Nord Kivu et le District du Haut-Uele dans la Province Orientale. Elle a rencontré des personnes affectées par la violence, les autorités provinciales, les représentants de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO), et les acteurs humanitaires.

«Même dans des zones relativement stables, en dehors de conflit, la population souffre à cause de la pauvreté endémique et du manque d'opportunités. Le choléra et d'autres maladies sont répandus dans plusieurs zones, et les taux de malnutrition sont très élevés dans une grande partie du pays. La détresse économique constitue également une cause des migrations», a dit Mme Amos. La migration illégale est très courante, spécialement vers l'Angola, et souvent conduit aux expulsions qui s'accompagnent des abus des droits humains.

Pendant les réunions avec les autorités gouvernementales et les représentants de la communauté internationale, Mme Amos a discuté des progrès réalisés dans la promotion de la stabilisation, ainsi que des besoins humanitaires prioritaires auxquels il est difficile de répondre à cause de l'insécurité persistante et l'isolement des zones affectées. Mme Amos a insisté sur l'importance d'accélérer les réformes du secteur de sécurité et du système judiciaire afin d'assurer une meilleure protection des civils.

«J'espère que 2011, l'année des élections, sera une opportunité pour plus de stabilisation», a-t-elle dit. «Beaucoup doit être fait pour réduire la pauvreté, pour améliorer l'accès aux soins de santé et aux services sociaux de base, ainsi que pour réduire la vulnérabilité des civils».

Pour répondre aux besoins humanitaires dans le pays, les Nations Unies et ses partenaires, à travers le Plan d'action humanitaire 2011, ont lancé un appel de fonds d'un montant total de 720 millions de dollars américains. En 2010, sur les $828 millions demandés, 63% avait été mobilisés. «Nous essayons d'aider des personnes à survivre et, dans la mesure du possible, à vivre dignement. La poursuite des dons des bailleurs généreux est essentielle pour nous aider à le faire», a dit Mme Amos.